CES PEURS ET CES MONSTRES QUI NOUS HABITENT QUAND DES JEUNES DE 12 ET 13 ANS OSENT FAIRE FACE À LEURS PEURS

12 avril 2017

JUSQU'AU 20 MAI 2017
CES PEURS ET CES MONSTRES QUI NOUS HABITENT
QUAND DES JEUNES DE 12 ET 13 ANS OSENT FAIRE FACE À LEURS PEURS.
Pour une troisième année consécutive, les élèves de la promotion
2016-2017 du profil Da Vinci, de la deuxième secondaire, vous proposent une exposition de leurs créations, sur la thématique de la peur.


Les peurs sont indissociables de notre nature, mais aussi de notre survie. Ne dit-on pas, à juste titre, que la peur est la mère de la sagesse? Pourtant qu’en faisons-nous?
Dans la petite enfance, on reçoit souvent beaucoup de soutien et de compréhension, dans l’apprentissage de la maitrise de nos peurs et tous ces monstres qui peuplent notre imaginaire, les placards et le dessous de notre lit.

La peur chez l’enfant semble toujours être le gage d’une compréhension plus fine de son monde ou d’un développement de sa conception du monde.

Nos peurs sont alors presque toujours accueillies de façon positive et constructive par ceux qui nous entourent. De savoir les nommer et en parler est valorisé.
Cependant, il semble que plus on avance en âge et plus on nous pousse à taire nos peurs et à harnacher nos monstres, dont les rôles se transforment, aux yeux des adultes, en freins destructeurs et gênants. Ils portent alors des noms qui nous font tous frissonner : crainte, appréhension, angoisse, phobie, anxiété, hantise, panique, détresse.


À 13 et 14 ans, aux abords du passage de l’enfance à l’âge adulte, ces jeunes adolescents de deuxième secondaire, influencés par ces conventions sociales, choisissent souvent de ne plus nommer leurs peurs. Pourtant, c’est souvent quand on nomme ces monstres et qu’on en parle que l’on constate qu’ils ne sont pas si rares, ni si épouvantables. Ils peuvent alors devenir un réel moteur de développement. et de croissance.


À travers des créations au fusain, à l’acrylique, en passant par la rédaction de textes et la création d’un livre d’arts, ces jeunes artistes en herbe ont dû réfléchir et partager sur cette réalité humaine afin d’étoffer leur démarche de création. Ils auront, au passage, acquis une plus grande sensibilité à l’existence et au rôle de la peur dans leur épanouissement. Cette exposition est une invitation au spectateur à s’arrêter pour rencontrer ces peurs et à réfléchir à ses propres hantises.
Peut-être pourrez-vous, tout comme eux, apprendre à danser avec ces monstres et ces peurs qui les habitent?