Journées de la persévérance scolaire

12 février 2018

Les Journées de la persévérance scolaire se dérouleront sur le nouveau thème « Vos gestes, un + pour leur réussite ».

Il existe une multitude de gestes à la portée de chacun qui représenteront des « + » pour la persévérance scolaire et la réussite éducative du jeune aux différentes étapes de sa vie.

«Soyons créatifs et bienvenue à toutes les initiatives!» dit la Commissions scolaire Val des Cerfs.

Bonne nouvelle :

Les deux tiers des étudiants de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) franchissent l’étape du secondaire 5.

Selon la Commission scolaire Val des Cerfs , le taux d’abandon à (13,1 % en 2016-2017 contre 18,4 % en 2014-2015enregistrant un écart de 5 %.

Val-des-Cerfs se classe en bas de la moyenne québécoise à ce chapitre», signale le directeur général de la CSVDC, Éric Racine.

L’écart entre les garçons et les filles en matière de diplomation se creuse entre 2014-2015 (14,1 %) et 2016-2017 (14,9 %)

À l’échelle du Québec, l’écart a légèrement diminué durant la même période, passant de 11,8 % à 10,1 %.

Source ( Le Guide de Cowansville

Sondage et décrochage :

Commandé par le Réseau des Instances régionales de concertation (IRC) sur la persévérance scolaire et la réussite éducative au Québec avec le soutien financier de la Fondation Desjardins, démontre que les conditions qui mènent au décrochage peuvent se créer très tôt dans la vie d’un jeune et qu’une multitude de gestes, posés dès la petite enfance jusqu’à l’âge adulte, peuvent faire une réelle différence dans la réussite éducative.

« Les personnes qui se sont exprimées dans ce sondage ont un message très clair : chaque parcours est unique et tous les gestes que l’on peut poser pour encourager et soutenir les jeunes, du début de leur vie jusqu’à l’âge adulte, sont un plus pour leur réussite », précise Audrey McKinnon, directrice de la campagne nationale des Journées de la persévérance scolaire 2018.Le sondage est dévoilé à l’occasion des Journées de la persévérance scolaire 2018, une initiative du Réseau des IRC avec le soutien du gouvernement du Québec et de la Fondation Lucie et André Chagnon. Il indique non seulement que près du tiers des jeunes vulnérables au décrochage (29 %) ont commencé à y penser relativement tôt, soit avant l’âge de 14 ans, mais également que l’échec scolaire est rarement le seul facteur en cause, seuls 13 % rapportant qu’ils avaient de « mauvaises » ou de « très mauvaises » notes.
 
Le sondage pointe plutôt vers une combinaison de facteurs qui touchent aussi à la question plus globale de l’intérêt pour l’école, au goût de la lecture, à l’intimidation, à la présence d’un trouble d’apprentissage, à la consommation d’alcool ou de drogues, etc.Un résultat est toutefois particulièrement réjouissant pour Audrey McKinnon : ceux qui ont pensé à décrocher, mais qui ne l’ont pas fait, sont deux fois plus nombreux à rapporter avoir été aidés ou encouragés par des personnes significatives de leur entourage, comparativement aux décrocheurs et aux raccrocheurs. « Cela démontre qu’il faut poursuivre les efforts collectifs que nous faisons pour soutenir et accompagner les jeunes, parce que cela a un réel impact », a-t-elle ajouté.Les municipalités peuvent faire la différence
 
Le sondage révèle par ailleurs que 75 % des jeunes vulnérables au décrochage disent avoir accès à des installations de loisir dans leur municipalité. La preuve que les municipalités peuvent faire la différence en créant des environnements favorables à la persévérance scolaire et par la mise en place d’installations qui facilitent les échanges et l’engagement chez les jeunes.
 
De plus, le sondage révèle que « 34 % des raccrocheurs interrogés ont affirmé qu’une expérience de travail a fait la différence dans leur décision de retourner à l’école ». Le programme Un pont vers demain de l’UMQ vise justement à permettre à des jeunes vulnérables issus des centres jeunesse à vivre une première expérience de travail dans une municipalité afin de faciliter leur transition vers la vie adulte. Depuis 2013, le nombre de municipalités participantes est en constante progression.
 
En 2017, 58 municipalités ont participé au Plan municipal d’emplois et plus de 100 jeunes ont été embauchés. Ils ont pu ainsi développer leurs aptitudes au travail, en plus de découvrir les multiples compétences et services offerts par une municipalité. Les municipalités peuvent adhérer dès maintenant au Plan municipal d’emplois pour les jeunes. Quelques faits saillants du sondage
  • 29 % des jeunes plus vulnérables au décrochage indiquent avoir commencé à y penser dès l’âge de 13 ou 14 ans, voire plus jeune.
  • 47 % mentionnent qu’ils avaient des notes « passables » et 41 %, de « bonnes » ou « très bonnes » notes ; seuls 13 % rapportent avoir été en situation d’échec scolaire.
  • 25 % affirment qu’ils lisaient régulièrement dans leurs temps libres.
  • 75 % disent qu’ils s’ennuyaient à l’école.
  • 66 % indiquent que leurs parents faisaient un suivi régulier de leur situation à l’école et 93 % mentionnent que leurs parents valorisaient l’école.
  • 32 % des « persévérants » (ceux qui ont pensé à décrocher, mais qui ne l’ont pas fait) disent que les encouragements qu’ils ont reçus ont fait la différence dans leur décision de rester à l’école.
  • 34 % des raccrocheurs disent qu’une expérience de travail a fait la différence dans leur décision de retourner à l’école.
  • 69 % estiment que la société québécoise devrait en faire plus pour soutenir la persévérance scolaire chez les jeunes.
  • 82 % affirment qu’il s’agit d’une responsabilité collective qui concerne autant les écoles, le Gouvernement, les municipalités, les services de garde en milieu scolaire, les services éducatifs à la petite enfance, les groupes communautaires, le réseau de la santé, les employeurs et les médias.