La MRC planche sur un plan d'urgence

09 janvier 2018

Un regroupement des 21 municipalités locales pourraient naître dans une stratégie d’intervention en matière de sécurité civile lors d’une crise écologique telle qu’il en fût lors de la crise du verglas de 1998 ou du déraillement du train pétrolier à Lac-Mégantic. 

Le plan Bouchard qui visait une sorte de concertation interventionniste au sein des MRC du Québec, lors de crise majeure, n’a accouché que d’une souris. 

Depuis ce temps, c’est silence radio en la matière.

Le journal le Guide nous apprend que la ‘’majorité des municipalités de Brome-Missisquoi ne possédaient pas de plan de mesures d’urgence pour faire face à la crise en 1998’’.   

Actuellement la direction générale de la MRC de Brome-Missisquoi, planche sur la problématique. 

Robert Desmarais souhaite que la MRC de Brome-Missisquoi se dote d’un plan de mesures d’urgence en tenant compte des aspects de risque dans la région. 

Cadre de sinistres 2013-2020

Rappelons que suite à la tragédie de Lac-Mégantic, Québec adoptait un Cadre pour la prévention de sinistres (2013-2020) notamment face aux risques d’érosion, de glissement de terrain ou d’origine anthropique (risques industriels).

Le Cadre interventionniste de Québec s’étend sur 7 ans, soit jusqu’en 2020.

Sept années financières qui couvrent, des investissements en appréciation (analyse et recherche sur les risques), en traitement (travaux de prévention et d’atténuation) et en communication des risques, pour tous les aléas naturels et anthropiques.

 Ce soutien financier dépend de la disponibilité des sommes allouées annuellement par le gouvernement du Québec.

L’appréciation des risques, des analyses de risques, des recherches et des études nécessaires à l’appréciation des risques ainsi que des travaux de cartographie pourront être réalisés ou coordonnés par le gouvernement du Québec.  

Le traitement des risques naturels, des projets d’analyse de solutions, des projets d’atténuation et de prévention des risques incombe aux municipalités quant à la coordination des projets d’analyse de solutions et de leur mise en oeuvre, et ce, avec le soutien du gouvernement.

Dépôt d’une demande de soutien financier  

Une municipalité locale ou une municipalité régionale de comté (MRC) qui souhaite présenter une demande de soutien financier et technique auprès de la direction régionale de la sécurité civile et de la sécurité incendie (DRSCSI) du ministère de la Sécurité publique de sa région administrative

La MRC doit expliquer le risque en cause et, le cas échéant, s’il a déjà fait l’objet d’un signalement.     

   Québec réalise alors une sélection par priorisation des demandes de soutien pour la réalisation de mesures d’atténuation des risques. 

La somme de l'aide financière accordée à la municipalité ou à la MRC correspond aux dépenses admissibles moins une participation financière qui doit équivaloir à moins de 50 % de ses dépenses admissibles au programme ou à la somme de la participation financière calculée comme suit :

  • 100 % des trois premiers dollars de dépenses admissibles par habitant;
  • 75 % des 4eet 5e dollars de dépenses admissibles par habitant;
  • 50 % des 6eet 7e dollars de dépenses admissibles par habitant;
  • 25 % pour les dollars suivants de dépenses admissibles par habitant pour les municipalités ayant 1 000 habitants et plus et 15 % pour les municipalités ayant moins de 1 000 habitants.

 http://bromedia.ca/news/incendie-toxique-chez-consoltex-926