Petite enfance : non à la baisse de ratio

20 novembre 2017

En cette Journée mondiale de l’enfant, le Québec vit un moment particulièrement préoccupant : le nouveau ministre de la Famille, Luc Fortin, s’apprête cette semaine même à faire adopter un Projet de loi.

Celui-ci cautionnera le fait que 40 000 enfants de 0 à 5 ans continueront de passer leurs journées dans des lieux non protégés, non surveillés, avec des gardiennes qui n’ont strictement aucune exigence à respecter.

Le Regroupement des CPE de la Montérégie s’insurge contre cette décision insensée qui bafoue l’article 3 de la Convention relative aux droits de l’enfant. Par cet article, les gouvernements se sont engagés à assurer à tous les enfants la protection et la sécurité à travers l’adoption de mesures législatives et administratives appropriées.

En ce 20 novembre, on devrait tous pouvoir célébrer le respect des droits de l’enfant, mais il n’en sera rien ici. Pour 40 000 enfants du Québec, la situation est inadmissible. 

Le projet de loi, qui obligerait les services de garde en milieu familial non régis à réduire leur ratio de six à quatre enfants, amène des inquiétudes chez des éducatrices.

« Un service comme moi qui est à six enfants, plus ma fille de quatre ans, si on me le descend à quatre enfants, incluant ma fille, j'aurais seulement trois enfants payants au lieu de six. Ça diminue mon revenu de moitié. Ça me donne un revenu de 93 dollars par jour. C'est certain que je ne pourrais pas survivre. Je devrais fermer mon service de garde », explique Audrey Blouin, responsable de la manifestation à Sherbrooke.

GRANDE MOBILISATION!MANIFESTATION LE 21 NOVEMBRE À QUÉBEC - Le recul du ministre de la Famille, monsieur Luc Fortin, au sujet de la garde non régie dans le projet de loi 143, est inadmissible. Nous nous devons de faire comprendre au ministre toute l’importance d’assurer des milieux sécuritaires et de qualité à tous les enfants du Québec.